FICHE PRECEDENTE
 
 

PATRIMOINE
LE POINT DE NIVELLEMENT

Au début du 19eme siècle, l'ère préindustrielle oblige l'état à s'engager dans la construction de chantiers de grande envergure. Les ingénieurs se voient confier la tâche de différents projets locaux et nationaux tels que la construction de ponts, de canaux, de routes ... L'aménagement du territoire commence en plusieurs endroits, axé sur les voies de communications, (chemin de fer, canaux, routes...).

Le repérage préalable du terrain est indispensable, la mesure des hauteurs de sols, en employant la technique du nivellement.

C'est également l'apparition des premiers repères de nivellement, sous diverses formes, suivant les départements.

En 1857, Paul-Adrien Bourdalouë (1798-1868), ingénieur des Ponts et Chaussées est chargé de mettre en place le nivellement général de la France, en deux opérations distinctes : l'une de haute précision, l'autre de détails ou nivellement général des départements.
Le réseau de base étant suffisamment avancé en 1859, il est décider d'étudier les mesures relevées en les comparant au niveaux des mers des différents ports de France. L'étude révèle des écarts importants surtout sur le littoral atlantique et le long de la mer du Nord.

Depuis 1857, trois réseaux vont se succéder sur le sol de la métropole

La faible amplitude des marées en Méditerranée, est alors choisie par le Comité du nivellement général de la France comme référence nationale, pour effectuer ses mesures, et plus précisément à Marseille dans l'Anse Calvo.
L'installation d'un repère placé à 0.40 au-dessus du trait 0 de l'échelle des marées en 1860, comme point de départ, matérialise le niveau zéro, appelé "zéro Bourdalouë".
Les opérations du réseau des lignes de base sont terminées en 1864.

Dés 1878, le Ministère des Travaux publics décide de poursuivre les travaux de Bourdalouë en effectuant un nivellement général plus complet suivi d'un canevas au maillage plus serré.
Pour ce faire, le Service de Nivellement Général de France (NGF) est créé en 1884, sous la direction de Charles Lallemand (1857-1938).

Du 1er` février 1885 au 1er janvier 1897, l'observation du niveau des mers par l'installation d'un marégraphe permet de fixer un nouveau point fondamental dit « zéro Lallemand » correspondant à la côte 0.329 de l'échelle du Fort St-Jean.
Il se trouve donc à 71 mm au dessous du « zéro Bourdalouë ». Zéro et réseau IGN

En 1940, le service du NGF est rattaché à l'IGN et au sein du Service de Géodésie et Nivellement de l'IGN (SGN). L'IGN conservera le point défini le « zéro Lallemand » comme point fondamental.
Les données fournies par le marégraphe totalisateur serviront jusqu'en 1997 pour être remplacer par un instrument numérique.
Le point fondamental correspond toujours au zéro Lallemand. Actuellement la mission originelle se poursuit toujours. 3 réseaux supplémentaires ont été créés (appelés aussi ordres, ils s'échelonnent du 1" au 4éme dont la précision décroît).

Dès le 19éme siècle, des cartes d'État-Major sont les premières cartes éditées, appuyées sur des points de côtes, issus du nivellement.

De petites marques en fonte avec l'intérieur en céramique sont disposées sur des batiments. elles indiquent l'altitude: La mairie =138m - l'école= 126m.

 

 

 FICHE PRECEDENTE

RETOUR A PATRIMOINE