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PATRIMOINE
LE PUITS DU BENEFICE

Les besoins en eau n'étaient pas, il y a quelques siécles, ceux d'aujourd'hui où l'on peut se prélasser sous la douche sans se soucier de la corvée d'eau.

Les besoins pour boire, se laver, laver le linge, cuire les aliments, donner à boire aux animaux, poules, cochons, lapins, mulets, chiens, chats … nécessitaient un transport d'eau au moyen des seaux portés à bout de bras depuis la source la plus proche à la font del terrer.

L'utilisation du puits du bénéfice était soumise au paiement d'une redevance, annuelle ou selon le puisage.

Un écclésiastique possedait les revenus de ce puits d'une profondeur de 8 mètres au dessous du sol.
L'eau peut y être puisée à 2m au dessous du sol quand la nappe est à son meilleur niveau. Il est surmonté d'une margelle de 1m de hauteur.

LE BENEFICE

Un bénéfice est une dignité ou une charge ecclésiastique dotée d'un revenu ou une terre concédée par le suzerain à un vassal en échange de certains devoirs.

Dans les années 1330, L'abbé d'ARLES SUR TECH étant seigneur de FOURQUES, fonde deux bénéfices dans l'église paroissiale. Un siècle plus tard, deux autres bénéfices sont créés.

La population de la paroisse qui comptait à peine 300 habitants affectait une grande partie de ses revenus à la piété.

Jusqu'à la révolution, il y avait à FOURQUES 4 prêtres, bénéficiers écclésiastiques auxquels un revenu était affecté. Le puits du bénéfice était une des rentes écclésiatiques.

Depuis la révolution, on peut y puiser toute l'eau nécessaire sans payer ni taxe ni tribut.

Sur la façade de l'église, on peut voir une pierre funéraire sculptée avec l'effigie de Guillem GERARD, bénéficiaire de la paroisse mort en 1342.

 

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