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PATRIMOINE
L'HORLOGE DE LA MAIRIE

A l'époque où tout le monde ne possédait ni montre ni pendule, et où la population travaillait principalement aux champs, les fourcatins vivaient à l'heure solaire (l'heure ancienne).

Le problème de l'heure s'est réellement posé à partir du 19e siècle, avec l'apparition du chemin de fer et la découverte du télégraphe.
La création des chemins de fer a imposé la suppression d'heures locales. Toutes les horloges des gares de FRANCE furent réglées sur celle de PARIS.(transmise par télégraphe)
Enfin, le 15 mars 1891 l'heure de PARIS fut imposée sur tout le territoire français.

Afin d'homogeneiser le temps dans le village, le conseil municipal décide de faire construire une horloge sur le toit de la mairie.

1892, un devis est demandé à l'horloger mécanicien Jacques ABBADIE de PERPIGNAN, spécialiste des horloges publiques, machines à vapeur, pompes à vapeur, machines à battre.

Le 1er Aout 1892, Jacques ABBADIE propose une horloge horizontale marchant 8 jours sans être remontée, sonnant l'heure, la répétition, la demie et les quarts d'heure, avec des roues de 25 centimètres marquant l'heure et les minutes sur un cadran intérieur et sur un cadran extérieur de 80cm avec des cables en fer et des contrepoids en fonte, complète de tous ses accéssoires, mise en place et garantie dix ans.

Le devis se détaille de la façon suivante:
Prix de l'horloge 1400 francs
1 cloche en bronze de 1ere qualité d'un poids de 75 kg 320 francs
1 cloche en bronze de 1ere qualité d'un poids de 25 kg pourles quarts 106 francs
1 console en fer forgé et ornements pour supporter les cloches 200 francs
TOTAL 2026 Francs

Le jour du 11 Novembre 1893, le maire Joseph PACOUIL et le conseil municipal composé de Assiscle LLABOUR, Isidore BLANQUE, Jacques FONDAVAIL, Joseph SUNYACH, François CAPDET, Joseph BOSCH, Alexandre BLANC inaugurent en grande pompe l'acquisition de la commune qui la rattache au monde moderne.

FOURQUES est depuis ce jour raccordée à l'heure officielle. L'horloge ayant été testée, le conseil municipal du 18 Novembre 1893 décide de mandater le maire pour traiter avec M ABBADIE pour le paiement de l'horloge.

Un contrat sera établi le 15 Décembre 1893, prenant toutes les garantie nécéssaires.:

Sur la somme totale de deux mille cinq cent quatre vingt six francs et soixante dix centimes (avec les frais de pose) due à M ABBADIE pour la pose d'une horloge publique, la commune paiera courant janvier 1894, le montant de deux mille quatre cent quatre vingt six francs et soixante dix centimes. Le complément de la somme, soit trois cent francs fera l'objet d'une retenue qui sera déposée au trésor public.
Le solde ne sera versé qu'à l'expiration de trois ans qui compteront à partir de l'inauguration de l'horloge (11 Novembre 1893), date qui coincide avec la fête patronale du village.

M ABBADIE, tout en acceptant le paiement ainsi que la retenue sus-mentionnés, prend l'engagement formel de garantir l'horloge pendant dix ans contre tout vice de construction ou défaut dans la matière. Et à ce sujet, il déclare que s'il fait défaut à son engagement, la commune pourra empiéter sur la retenue pour faire telles réparations qu'il conviendrait; il déclare enfin que la commune pourra toujours, passé le délai de trois ans, obliger le susdit ABBADIE, ou ses héritiers, à faire, où faire faire les réparations qui seront du domaine de ce qui est stipulé plus haut.

Plus tard, comme toutes les autres horloges des mairies de cette époque, le remontage mécanique à poids sera electrifié. Seule subsiste encore dans le département l'horloge de CONAT, où l'adjoint au maire va toutes les semaines remonter les poids pour que l'horloge continue à donner l'heure.

   

 

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