FICHE SUIVANTE  

PATRIMOINE
LA CHAPELLE SAINT SEBASTIEN

Saint Sébastien, né d'un père narbonnais et d'une mère milanaise, s'engage, au début du 4e siècle, dans l'armée romaine pour aider les soldats dans la foi chrétienne.

Il est condamné par l'empereur Dioclétien à être exécuté par ses propres archers de la garde prétorienne qu'il commandait. Il survit à ses blessures.

Condamné de nouveau par l'empereur, il succombe à cette seconde exécution.

Entre le XIVeme et XVII siècle, il représente celui qui a survécu aux flèches et permet de survivre à la peste. Il devient le saint protecteur de ce fléau.

C'est certainement l'épidémie de peste de 1648 qui a déclenché la construction de la chapelle. Il fallait remercier le saint d'avoir épargné le village et une protection pour l'avenir.

Du XIVe siècle jusqu'à la Révolution, chaque village désire avoir un ermite, qui ne correspond pas du tout à l'image d'Epinal d'un être qui vit entièrement retiré de la société.

De nombreux religieux habitent des lieux de culte souvent désaffectés après enquête et autorisation donnée par l'église.

Le candidat doit être célibataire, pieux, de bonnes mœurs. Il doit travailler, entretenir l'ermitage, prier, quêter mais aussi recevoir les pèlerins venus pour la fête annuelle.

Les ermites sont des éléments de la société roussillonnaise. A la révolution, une loi interdit l'occupation de lieux de cultes autre que l'église principale de chaque village.

Emmanuel TARDIEU, dernier ermite de St Sébastien, quitte l'ermitage st Sébastien pour venir vivre au village.

Il décèdera en Février 1793.

 

 

 

RETOUR A PATRIMOINE
FICHE SUIVANTE